À l’ère du numérique, l’accès à l’information est instantané, continu… et parfois difficile à arrêter. Un phénomène s’est progressivement imposé dans nos habitudes : le doomscrolling. Ce terme, issu de l’anglais, désigne le fait de faire défiler de manière compulsive des contenus souvent négatifs (actualités anxiogènes, crises, conflits, etc.), sans parvenir à s’arrêter.
Pour les étudiants comme pour les professionnels, ce comportement peut avoir un impact réel sur la concentration, la productivité et le bien-être. Alors, comment s’en libérer ?
Qu’est-ce que le doomscrolling ?
Le doomscrolling correspond à une consommation excessive et passive d’informations, généralement via les réseaux sociaux ou les sites d’actualité. Ce comportement est alimenté par une curiosité naturelle face à l’actualité, un besoin constant de rester informé, des algorithmes conçus pour capter notre attention, ainsi que par un biais cognitif qui nous pousse à privilégier les informations négatives. Résultat : on passe de longues minutes, voire des heures, à faire défiler du contenu sans réelle valeur ajoutée.
Quels sont les effets du doomscrolling ?
Les conséquences peuvent être multiples :
1. Une baisse de la concentration
Le cerveau est sollicité en continu, ce qui réduit notre capacité à rester focalisé sur des tâches importantes, comme les études ou le travail.
2. Une augmentation du stress
L’exposition répétée à des informations négatives peut entraîner de l’anxiété et un sentiment d’impuissance.
3. Une perte de temps
Le doomscrolling s’insinue dans les moments “vides” (transports, pauses…) et finit par grignoter du temps utile.
4. Une fatigue mentale
Le flux constant d’informations empêche le cerveau de se reposer efficacement. Le doomscrolling s’appuie sur des mécanismes proches de l’addiction : défilement infini, notifications et récompenses aléatoires. Ces éléments stimulent la dopamine et rendent l’arrêt particulièrement difficile.
Comment reprendre le contrôle ?
1. Fixer des limites de temps
Définissez des créneaux précis pour consulter l’actualité ou les réseaux sociaux (par exemple 20 minutes le matin et le soir).
2. Désactiver les notifications non essentielles
Moins d’interruptions = moins de tentations.
3. Remplacer l’habitude
Identifiez les moments où vous scrollez automatiquement (avant de dormir, dans les transports) et remplacez cette habitude par des alternatives plus utiles comme la lecture, un podcast ou des révisions.
4. Créer un environnement sans distraction
Éloignez votre téléphone lorsque vous travaillez ou utilisez des applications de blocage.
5. Pratiquer une consommation active de l’information
Posez-vous la question :
“Pourquoi suis-je en train de lire cela ?”
Si la réponse n’est pas claire, il est temps d’arrêter.
Un enjeu clé pour les futurs professionnels
Dans un environnement international et compétitif, comme celui où évoluent les étudiants de Mash International School of Business (MISB), la capacité à gérer son attention constitue une compétence stratégique. Savoir se concentrer, prioriser l’information et préserver son énergie mentale est aujourd’hui aussi important que maîtriser des compétences techniques.
Conclusion
Le doomscrolling n’est pas une fatalité. En prenant conscience de ses mécanismes et en adoptant quelques bonnes pratiques, il est possible de reprendre le contrôle de son temps et de son attention. Dans un monde saturé d’informations, la véritable compétence n’est pas d’en consommer toujours plus, mais de savoir choisir celles qui comptent vraiment.
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